Il y a quelques années, un ami geek m'a dit :
Ça sert à rien d'aller aux rassemblements de type FOSDEM et autres,
car on y apprend rien de plus que ce que l'on peut trouver sur les sites
internets des projets.
À notre époque, j'ajoute en plus l'arguement suivant :
"de plus les slides et les vidéos des conférences sont disponibles sur Internet !"
Je suis d'accord avec les propos cités ci-dessus.
Il est vrai que je trouve toutes les informations dont j'ai besoin sur internet.
Il arrive rarement que j'apprenne quelque chose lors d'une présentation...
j'ai bien dit rarement, je n'ai pas dit que cela n'arrive jamais !
Pour faire un parallèle avec un autre sujet similaire, je dirais que c'est un peu comme
les salons commerciaux qui sont de moins en moins prisés par le public au profit des sites internet.
Il y a quelques années, les visiteurs se déplaçaient dans des salons pour trouver des
documentations... maintenant de plus en plus d'information sont disponibles sur Internet.
La valeur ajoutée des salons et de nos jours moins importante que par le passé.
Les autres points négatifs de ces journées de rassemblement sont :
- qu'elles peuvent couter cher (certaines journées se passent dans des pays
lointains, prix de l'hôtel...)
- qu'elles "coûtent" du temps (il faut bloquer 1, 2, 3 jours ou des fois plus)
Si j'habitais Paris, je pense que j'irais à beaucoup de conférences qui se déroulent tout au
long de l'année dans la capital... mais habitant Metz, cela m'est plus difficile d'un point
de temps et financier.
Mais alors, pourquoi suis-je allé aux journées Python francophone (PyCONFR) les 30 et 31 juin 2009 ?
Personnellement, je vois 6 raisons qui justifient la participation à ces
journées de rassemblement, les voici dans l'ordre décroissant d'importance :
-
Il est utile de se déplacer pour toutes les discussions de "couloir"
(informelles...) :
- des retours d'expériences sur les différents projets de chacun
- des échanges d'idées
- pour les trolls
- pour des échanges sur des sujets qui ne peuvent/doivent pas
être publiquement communiqué
- pour avoir des informations sur ce qu'il se passe dans les coulisses de la communauté
- ...
On trouve ces discussions informelles :
- dans les couloirs entre deux conférences
- au café en fin de journée
- lors des repas
- avec les personnes de l'auditoire assises autour de nous
- ...
il est utile de se déplacer pour peut être découvrir un projet dont on
n'avait pas connaissance ou alors qui nous était paru comme sans intérêt
il est utile de se déplacer pour donner de la visibilité à un mouvement/projet
et pour lui donner de la "force" par le nombre
au contact de ses pairs, on peut retrouver de la motivation à faire avancer ou
initier des projets
mettre des visages sur des pseudos
la présence du public permet de motiver certain développeurs à réaliser des
présentations pour l'événement qui seront utiles par la suite...
Par contre, j'ai été deux ou trois fois au FOSDEM et je n'y vais plus car ne parlant pas bien anglais,
je ne peux pas participer aux discussions informelles.
Aux précédentes éditions, j'ai simplement été content de voir des personnalités comme
Richard Stallman,
Miguel de Icaza,
Guido van Rossum,
Tristan Nitot... mais sinon, les slides et les
vidéos disponibles sur internet me suffisent.
Mon bilan de Pycon-fr 2009
C'est la troisième fois que je vais aux journées Python Francophone
et je dois avouer que les conférences m'apprennent de moins en moins de chose.
Étant donné que je me tiens assez bien au courant de l'actualité Python tout au long de l'année,
il est rare que je passe à coté de quelque chose. Par contre, lors de la première édition,
j'avais appris de nombreuses choses.
Cette année, j'ai tout de même découvert Tokyo Cabinet... et
certaine présentations m'ont données envie d'essayer CouchDB... La
présentation de Atomisator m'a donné envie de l'utiliser.
D'autre part, je suis très content de toutes les discussions informelles du samedi soir
et de la journée de dimanche.
Les sessions «Promouvoir Django en entreprise»,
ainsi que «http://fr.pycon.org/sessions/seances/discussion_autour_de_python_et_du_web»
m'ont vraiment plus... bien que je pense que la première n'aurait pas du être limité à Django...
J'aurais aimer que ces discussions durent beaucoup plus longtemps. J'ai l'impression que le public avait
encore beaucoup de question et que le débat aurait pu être très riche si nous avions disposé de
plus de temps.
Mention spéciale à la présentation "Sortez votre python pour draguer" ! Cette présentation était vraiment géniale... elle m'a bien fait rire.
Pour l'année prochaine
Je vais essayer de voir pour faire une présentation. Pour cette année, j'avais déjà
de nombreuses idées de présentation mais j'ai eu peur de ne pas avoir le temps de bien la
préparer... et je n'ai pas envie de faire une présentation bâclé. Je proposerais
une présentation uniquement si je l'ai préalablement réalisé.
Peux être que je donnerais un coup de main pour faire la promotion des journées
Python sur divers canaux autre que linuxfr... il va falloir définir la liste...
Remarques
Idée
- Réaliser un formulaire qui permet de recencer les personnes qui sont venus... :
- un papier qui contient une URL vers un formulaire web, pour savoir :
- si elle est déjà venu à d'autre édition
- si elle est débutante en Python
- les sujets recherchés
- ...
Pour finir, une chose me vient à l'esprit : je n'ai jamais participé à un
sprint,
par curiosité, j'aimerais bien participer à un événement de ce type... maintenant... il faudrait
trouver le sujet, les personnes, le lieu, la date...
Quand à Paris...
C'est toujours après deux jours passé à Paris que je me rends compte que je ne pourrais pas y vivre...
et les discussions entendu dans le métro entre des parisiens me repoussent encore plus.
Je trouve que les gens dans le métro manquent de courtoisie... je trouve que tout est sale,
poisseux... après quelques heures à Paris je me sens sale... l'air ne sent pas bon... en tout
les cas, cela me donne un certain sentiment d'anxiété. Je ne sais pas si c'est à cause d'un
manque de repère... ou autre... enfin bref, cela ne me donne pas envie d'y vivre.
Mardi, je serai très content de pouvoir reprendre mon vélo pour aller au travail.